Pierre d'écriture

Chronique d'un écrivain ordinaire

01 mars 2005

Il jouait du piano debout

Suite et fin de la chaîne musicale

Ouf ! Enfin !

Je suis de retour d'un épuisant voyage sur le web qui a duré plus de quatre heures, en allant d'un blog à l'autre, d'un annuaire à l'autre, de liens en liens, de pages en pages. Véritablement éreintant. Je voulais trouver un bel endroit où m'arrêter et par la même occasion repasser la flambeau que m'avait remis Taian Akita...

Mais c'est comme quand on cherche un coin pour camper : là, c'est beau, mais y'a déjà trop de monde... Un peu plus loin, c'est magnifique, mais pas moyen de se garer... Encore un peu plus loin, oh, pouah, c'est moche, de grands panneaux publicitaires, des entrepôts... Un quart d'heure plus tard : Ah oui, joli, oui... Oh, non, regarde, derrière, y'a une décharge !

Et on en fait des kilomètres comme ça, à chercher le bon coin, joli, tranquille, et tout et tout...

Là, ça a été un peu pareil : attends voir, ce jour-là, ce devait être en janvier, ou peut-être fin décembre, j'en avais trouvé un bien, mais, comment s'appelait-il déjà ? Impossible de me souvenir. Essayer quelques vagues idées sur Google ? Bof, pas très concluant.

Et puis, il faut reconnaître que c'est toujours quand on cherche, qu'on ne trouve pas. Les jours où l'on flâne sans but précis, ou l'on surfe juste dans le but de tuer le temps, ce qui est un meurtre bien innocent entre nous soit dit, (et puis, ça change un peu parce que d'habitude c'est le contraire qui se passe), eh bien, ces jours-là, on trouve plus facilement.

C'est comme dans les rayons de supermarché : ce truc-bidule-machin qu'on a déjà vu 150 000 fois alors qu'on n'en avait pas besoin, le jour où on se dit : "tiens, il me le faudrait, ce truc là !", ça manque pas, c'est le jour où on ne le trouve plus.

Et pourtant, on dit toujours : "qui cherche trouve"...

C'est vrai aussi, d'un autre côté, mais plutôt dans un deuxième temps, comme s'il fallait toujours celui de la mise à l'épreuve...

Mais là, je me rends compte que je suis en train de m'éloigner du sujet. Mais ça, c'est sûr, c'est à force d'avoir trop erré, trop divagué, trop dérivé, je digresse...

Reprenons le cap : repasser le flambeau avant qu'il ne s'éteigne... Imaginez la pression !

Celui-là... Hum, ben, oui, celui-là, il est pas mal du tout... Attends... Merde, il a déjà répondu !

Celui-là... Pouah! Quelles couleurs criardes ! insoutenable !

Celui-là... Pas mal, ouais, ça accroche... Merde encore, arrêté depuis presque un mois...

Celui-là, oh, j'y comprends rien...

Celui-là... Pff, trop fatigué pour lire tout ça, c'est écrit trop petit, et y sentait pas bon, enfin, ça se peut pas, quoi, ça se peut pas, chez ces gens-là, Monsieur, on passe sans s'arrêter, Monsieur !

Ah, oui ! J'en tiens un ! C'est un blog que j'avais déjà remarqué y'a quelques temps et dont je ne me souvenais plus de l'adresse...

Celui-là, il est marrant, tiens, le titre... Ah, oui, mais il commence juste... A suivre....

Oh, tiens, un autre ! Serait-ce que j'entrerais dans une période faste ?

Et voilà... Les yeux rougis, la mine pâlotte, le visage défait, j'ai réussi : j'ai les trois !

Les nominés sont donc...

Moment de suspense...

Ouverture de l'enveloppe...

Clin d'oeil complice à la charmante animatrice qui se trouve à mes côtés...

Les nominés sont :

Jingle musical très très fort et très très dynamique...

Trace de moi      

Oxonium   

Ne prenons pas la vie au sérieux, on n'en sort pas vivant 

Applaudissements nourris du public en délire...

Je laisse maintenant la parole aux nominés...

Posté par Pierre Decriture à 16:28 - Mots pour rire - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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