21 mai 2005
Silence, on tourne !
Nous sommes à mi-chemin pour la miniature sur le silence et il est temps de faire le point.
Je vais tenter d'esquisser à grands traits une représentation du paysage de votre réflexion et je réclame d'ailleurs à ce sujet toute votre indulgence car l'esquisse qui m'occupe ici n'est pas plus aisée à réaliser que celles que je tente de faire avec un crayon, quelques tubes de couleur et un bloc de dessin devant un paysage réel... La réalité est toujours infiniment complexe à rendre compte...
Mais, bon, ces quelques précautions étant posées en guise de préambule...
Pour Arcadia, dans A l'envers la vie !aucun son n'aura jamais la puissance du silence... C'est un calme bouillonnant où nos cinq sens s'apaisent... C'est le roi des appeaux...
Pour Drizz, dans Oxonium, le silence n'existe pas...
Pour Nausicaa, dans ses Boîtes, Il est parfois si bruyant qu'il irait jusqu'à nous en faire perdre la tête... Il est universel car parlé dans chaque recoin de la terre... Il fut signe de profonde sagesse et devient aujourd'hui cercueil de la transparence... Et il sert aussi de temps en temps de couverture aux mensonges...
Shakti, dans Harmonie d'une vie se demande s'il existe et ce qui permet de le définir... Elle se penche sur les différentes significations du mot qui l'évoque, et, en particulier fait la différence entre le sens propre et le sens figuré qui lui sont communément attribués...
Wictoria dans Chronique des temps perdus s'interroge : dire ou écrire quelque chose sur le silence ne serait-il pas au fond assez paradoxal ? Sur la toile, le silence a une tonalité bien à lui... Et dans sa tête, on peut parfois entendre un silence qui explose...
On le voit bien, il y a presque autant de silences différents que de sons dans le monde et comme chacun d'entre nous est un monde à lui tout seul...
La lecture de vos textes, tous d'une formidable richesse m'a réellement passionné.
Mais ce n'est pas fini : encore une semaine !
Je terminerai par un petit clin d'oeil à Natacha qui, dans Taian Akita nous parle souvent de thé, et ,d'ailleurs, il faut noter que cet univers ne peut s'accorder qu'avec un certain silence...
Bon, et maintenant, je vais prendre mon seau et ma pelle et je vais aller jouer au sable...










