Pierre d'écriture

Chronique d'un écrivain ordinaire

30 septembre 2007

Déconcertez-moi

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Il m'est arrivé hier soir une expérience absolument extraordinaire. J'allais voir un spectacle au Nickel, le centre culturel de Rambouillet. Le titre, c'était : "déconcertez-moi". Allez avoir une idée de ce que vous allez voir avec des titres pareils !Ce qui est vraiment incroyable, fantastique, hallucinant, et j'en passe... C'est que j'ai fait partie du spectacle sans le vouloir et sans le savoir, tout au moins pendant la première moitié de la pièce. Comment est-ce possible ? C'est assez difficile à expliquer; aussi, comme là, il se fait un peu tard et que j'ai d'autres choses à faire avant d'aller me coucher, j'essaierai de vous expliquer ça demain... Mais une chose est certaine, c'est que c'est une expérience unique; je n'en reviens toujours pas !

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29 septembre 2007

Comme ils disent

A chanter sur l'air de "Comme ils disent" de Charles Aznavour :

J'habite seul avec Vicky

Dans un petit appartement,

A Rambouillet...

C'est vraiment, vraiment tout petit,

Mais y'a personne qui m'y ennuie

C'est très tranquille...

Marrant non ? Je trouve que ça fonctionne drôlement bien... Faudra un jour que je trouve la suite. Sinon, je me plais beaucoup à Rambouillet !

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26 septembre 2007

L'année de mes quatorze ans

L’année de mes quatorze ans, ma vie  prit soudain un autre cours. Une explosion brutale, une déflagration violente, terrible, dévastatrice… L’onde de choc se propagea ensuite pendant des années et des années…
      
      C’était un jour comme un autre ; mais ce jour-là, ma mère avait décidé de me faire une révélation. L’avait-elle décidé d’ailleurs ? Comment cela avait-il été amené ? Je suis incapable de m’en souvenir ; avais-je posé une question qu’elle n’avait pas eu le cœur d’éluder ? Peu importe en fait… Ce jour là, ma mère m’apprit la vérité, la vérité sur la mort de mon père. Oui, car mon père était mort en novembre 58, six mois après ma naissance. Cela je le savais, bien sûr, et ça m’embêtait d’ailleurs suffisamment que le père qui s’occupait de moi, celui qui m’emmenait au cinéma ou au tennis, ne fût pas mon véritable père et ne portât pas le même nom que moi : lui, c’était un Méjean, comme le causse… Mon vrai père, enfin, mon père génétique, je ne le connaissais que par quelques vieilles photos en noir et blanc… On m’avait toujours dit qu’il était mort dans un accident de moto. Ce jour-là, j’appris que c’était des histoires. Ce jour-là, j’appris ce qui s’était réellement passé : mon père n’avait jamais eu d’accident de moto ; en fait, il s’était suicidé. Et pour appuyer ses dires, ma mère m’avait montré la lettre qu’il avait laissée, lettre où il nous suppliait de bien vouloir excuser son geste, mais qu’il avait lutté longtemps et, qu’au bout de l’espoir, il était dès lors malheureusement incapable d’agir autrement… Parce qu’il ne se sentait pas à la hauteur pour assumer ses responsabilités, ses responsabilités  de père et de mari, qu’il jugeait écrasantes…
      
      L’année de mes quatorze ans, mon âme fut marquée au fer rouge et ce fut le début d’une obsession qui allait s’amplifier au cours des années : connaîtrais-je, un jour, le même destin ?

Texte écrit pour les Impromptus littéraires...

13-Mon père meurt, six mois après ma naissance...

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22 septembre 2007

Le parfum des livres

La boutique du marchand d’odeurs se trouvait dans le bloc K349, entre l’avenue du Commandant Suprême et celle du Grand Libérateur. C’était, comme tous les commerces de la ville, une échoppe sombre à la façade en béton brut, couverte de cendres apportées là par les vents d’ouest qui balayaient souvent l’usine d’incinération.
— Vous désirez ?
—Je ne sais pas exactement… Répondis-je en jetant un regard vague sur les milliers de flacons qui tapissaient les murs, un truc du vingtième siècle, peut-être…
— J’ai une nouveauté vraiment réussie : une ferme en Normandie, début vingtième… La bouse de vache, le fumier, on s’y croirait… Sinon, jetez un coup d’œil au catalogue…
— Y’a un truc que j’aimerais bien sentir de nouveau, c’est le parfum des livres, dis-je en regardant l’écran tactile où se déroulait le catalogue…
— Ah ! J’ai une création superbe qu’on a rentrée y’a pas longtemps : un livre scolaire neuf qu’un élève feuillette dans une école de campagne…
Je me contentai de secouer la tête, en proie à une profonde réflexion.
— Un livre de la grand-mère, sorti d’une vieille malle dans un grenier d’une maison bourgeoise de Versailles à la fin du vingtième siècle ? Un livre aux feuilles de papier glacé, catalogue d’une exposition dans un musée d’art moderne ?
— Je sais : c’est l’odeur de « Germinal », un livre relié en cuir, que j’avais pris dans la bibliothèque de mon grand-père, quand j’avais une dizaine d’années.
Il tapa quelques signes cabalistiques sur son clavier et une fiole sortit de l’alignement et glissa dans un tube qui s’était déplacé dans le même temps pour la recueillir. Il me la tendit avec un air de triomphe :
— Voilà ce que vous cherchez : odeur de bibliothèque cossue du milieu du vingtième siècle, volumes cuirs reliés pleine fleur…
— oui, mais ce ne sera pas « Germinal »…
— mais enfin, Monsieur, réfléchissez, voyons : où est le problème que ce soit « la chartreuse de Parme »,  « Les fables de La Fontaine » ou « Germinal » ?
— Oui, sans doute, vous avez peut-être raison… Donnez-moi ça…

Texte écrit pour les Impromptus littéraires...

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21 septembre 2007

Un rythme fou

     Entre ce billet et le précédent, un rythme fou, fou, fou… Désolé, je n’ai pas eu le temps de répondre à vos commentaires super sympas ; je n’ai pas eu une minute à moi, vraiment pas une… Dans la maison de Chenevières, qui a été vendue le 29 août, il restait encore beaucoup de choses : le nouveau propriétaire m’avait permis d’occuper un appentis jusqu’à mi-septembre et il y avait là, en particulier, ma yourte et son plancher, des meubles de famille… J’ai trouvé vendredi dernier un espace de stockage dans une ferme à Dampierre (un ancien parent d’élève agriculteur) et à partir de samedi, j’ai fait le transfert. Dimanche, une foire à la brocante pour essayer d’éliminer une partie ; pas franchement concluant…

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Lundi soir, j’ai bossé pour libérer l’appentis jusqu’à minuit, mardi soir, presque autant… Et pour couronner le tout, lundi matin, j’ai eu un accident de scooter (le premier véritable accident depuis septembre 2001 que je me suis mis au scooter). Heureusement, je m’en suis tiré avec une simple égratignure à la cuisse mais il a fallu ensuite faire les formalités avec l’assurance, emmener le scooter chez Yamaha pour le passage de l’expert…
Ah ! Enfin ! Je revois le jour ! Aujourd’hui, mon premier cours est à 10h30… C’était hier, jeudi, ma grosse journée, et qui s’est super bien passée. J’en suis très content !

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15 septembre 2007

En classe...

Classe

Votre serviteur en pleine action... Je suis très content de retrouver l'enseignement.

Au fond, je crois que ça m'a manqué, pendant 8 ans,

ces 8 ans où j'ai travaillé pour le réseau CRDP/SCEREN...

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14 septembre 2007

Pinceloup

Pinceloup

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13 septembre 2007

Le vieil homme et la lanterne

Il y avait si longtemps que je n’avais pas entendu parler du vieil homme à la lanterne rouge… Et si longtemps aussi que je n’étais pas revenu dans ce village perdu des Dombes… Et puis, il y a eu ce soir-là, près du lac, au clair de lune… Je n’étais pas très sûr de ce que j’avais vu mais il fallait que j’en aie le cœur net. Au bistrot, sur la petite place pavée du village, j’ai commencé à poser des questions. La plupart me regardaient d’un œil mauvais et sortaient sans répondre. Le cafetier m’avait même dit :
— Laissez tomber, ça vaudrait mieux, va… Vaut mieux oublier ces vieux racontars…
Et puis, un soir, dans l’arrière salle, je m’étais retrouvé avec un bûcheron qui avait bu un coup de trop et qui m’avait lancé :
— C’est vous qui vouliez savoir pour le vieux à la lanterne ? Venez vous asseoir… Je vais vous raconter… Mais…
Il montrait la bouteille vide et j’allai en commander une autre. Dès qu’il se fut servi une généreuse rasade de vin rouge, il commença son récit :
— Le vieux, il vit dans la forêt… Bien peu de gens savent où il habite… Sa hutte est dissimulée dans le tronc creux d’un énorme chêne mort, dans une partie de la forêt que les gens d’ici ont toujours évité. Les soirs de pleine lune, il allume sa lanterne rouge et il se rend au cimetière qui est à l’entrée du village… Il se promène longtemps dans les allées en balançant sa lanterne d’avant en arrière sur les tombes… Puis il sort, toujours balançant sa lanterne, suivi par une sarabande de feux follets. Il regagne la forêt avec son étrange escorte ; il l’emmène au bord du lac, à la lisière nord, et là les feux follets entrent dans l’eau et à la lumière du clair de lune, et ils se changent en jolies jeunes filles qui se baignent dans le reflet de la lune. On dit que ce sont les esprits de toutes les femmes mortes, dans les environs, en couche ou au cours de leur prime jeunesse, … À la lueur de sa lanterne rouge, le vieillard redevient un beau jeune homme et il choisit une fiancée d’un soir qu’il couche dans la bruyère humide des berges… Un soir, alors que j’observais la scène, dissimulé derrière des buissons, fasciné par la beauté de l’une d’entre elles, j’ai voulu m’approcher. A peine avais-je fait un pas dans leur direction que l’enchantement prit fin. Elles disparurent toutes d’un coup et le vieillard était couché au bord de l’eau, la tête près de sa lanterne rouge. Il semblait dormir…
Je resservis un verre à l’homme pensif. Ce dernier le vida d’un trait mais n’ajouta pas un mot.

Texte écrit pour les Impromptus littéraires...

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12 septembre 2007

Nouveau courriel

Attention, mon adresse électronique a changé, pas beaucoup, mais un peu tout de même :

vous remplacez neuf.fr par orange.fr... C'est simple, non ?

C_pes

A très bientôt...

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10 septembre 2007

La rentrée

Depuis début août, une véritable course contre la montre !

Mais ça y est : je commence à sortir la tête de l'eau : une nouvelle vie commence !

Un nouveau lieu d'habitation, un nouveau travail, qui a débuté d'ailleurs il y a une semaine jour pour jour... Tout se présente sous les meilleurs auspices !

Voici un petit aperçu de l'endroit où je travaille :

p

Ev

A bientôt pour d'autres nouvelles !

Posté par Pierre Decriture à 21:57 - En peu de mots - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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